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Voyage réalisé durant le mois d’août 2017

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La particularité de son histoire et des civilisations qui l’on traversé nous donne la première raison de s’y rendre, il n’y a rien de comparable au Groenland, il est unique, diversifié mais unique dans sa diversité. Une expérience grandiose à vivre au moins une fois dans sa vie et dont on revient avec une vision différente du monde, une vision qui nous ramène à l’essentiel.
Les rêves depuis les temps très anciens, jouent un rôle important dans la vie des Inuits, on comprend cela à peine pose-t-on le pied au Groenland, on a perpétuellement le sentiment de vivre dans un rêve, un monde irréel.
« Au commencement, il n’y avait rien de vivant, pas d’animal, juste le premier homme et la première femme. » Les croyances Inuits sont essentiellement dominées par la peur, on comprend également cela quand on arrive au Groenland, l’immensité de cette nature sauvage et indomptable, la glace, les icebergs ces géants des mers, le climat particulièrement changeant, on se sent homme à échelle humaine, le mot Inuit qui veut dire humain prend tout son sens.
Le Groenland est un paradis pour tout genre de photographe qui offre des sujets multiples et inépuisables. Un pays dont on a le sentiment qu’il est parsemé de part et d’autre d’œuvres et de galeries d’art naturelles à ciel ouvert.
Vers -2500 eut lieu la première migration d’Amérindiens vers le Groenland, il s’agissait de la culture de Saqqaq. La première et deuxième culture indépendante ont suivi. En -800 la culture de Dorset. Puis le Groenland est découvert au début du Xe siècle par un norvégien du nom de Gunnbjörn Ulfsson. En 982 c’est le début de l’exploration et de la colonisation par Erik le Rouge. En 1000 le début de la christianisation. Les Inuits pénètrent au Groenland vers 1250, ils y développent la culture de Thulé. Les vikings ne survivent pas au petit âge glaciaire. En 1536 les royaumes du Danemark et de Norvège fusionnent en une seule entité. En 1721 le missionnaire Hans Egede fut envoyé au Groenland. En 1815 lorsque la Norvège fut séparée du Danemark et rattachée à la Suède, les colonies, dont le Groenland, restèrent danoises. En 1951 le Groenland est doté d'un parlement. Jusque-là, toutes les décisions concernant le Groenland étaient prises au Danemark, sans que les Groenlandais ne soient représentés dans les institutions danoises.
Durant la Seconde guerre mondiale, alors que le Danemark était occupé par l’Allemagne, l’ambassadeur danois aux États-Unis, Henrik Kauffmann, annonça le 10 avril qu'il ne recevrait désormais plus aucun ordre du Danemark. Henrik Kauffmann signa un traité avec les États-Unis le 9 avril 1941. Ce traité donnait le droit aux États-Unis d'établir des bases militaires au Groenland. Ce territoire servit avant tout de base pour les avions d'observation américains à la recherche de sous-marins allemands dans l'Atlantique, mais fut également utilisé comme station de ravitaillement pour quelques missions maritimes. En 1951, le traité signé par Henrik Kauffmann avec les États-Unis pendant la guerre est remplacé par un autre traité, permettant ainsi à la base aérienne de Thulé (à Qaanaaq) de devenir permanente. Ce même traité plaça le Groenland dans une zone militaire de l'OTAN dont la défense devait être assurée conjointement par le Danemark et les États-Unis. En 1975, une commission paritaire dano-groenlandaise fut créée et, trois ans plus tard, le parlement danois accorda l’autonomie au Groenland. Les noms de lieux en danois ont été remplacés par les noms inuits. Ainsi, Godthåb, sa capitale et centre de la civilisation danoise sur l'île, est devenue Nuuk. En 1985, le Groenland adopta son propre drapeau, utilisant les couleurs du drapeau danois.

Pourquoi s'y rendre
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Sud du Groenland
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Nous avons choisi de débuter notre itinéraire au Groenland par le sud du pays afin de s’habituer progressivement aux baisses de températures. Nous sommes arrivés un samedi à Narsarsuaq, notre première étape sur un vol en partance de Reykjavik. Dès lors que l’avion amorce sa descente on est envahi par l’émotion avec le survol de la banquise, puis du Fjord et enfin l’atterrissage. Narsarsuaq qui signifie « grande plaine » est un bout du monde. L’aéroport faisait partie de la base militaire américaine Bluie West one construite en 1941. Narsarsuaq compte aujourd’hui 158 habitants. A l’époque de la construction de la base il n’y avait que 85 habitations. La ville compte un hôtel, l’hôtel Narsarsuaq, qui est une ancienne caserne faisant partie de la base construite durant la guerre de Corée. Il offre à lui seul une multitude de possibilités photographiques, pour son architecture, son ambiance caserne et ses couloirs qui peuvent évoquer les couloirs menant aux cuisines dans le film Shining.
Si Narsarsuaq est une porte d’entrée et de sortie en raison de son aéroport qui attire de plus en plus de touristes durant l’été pour la beauté du Fjord Tunulliarfik, ces possibilités de randonnées pédestres vers le glacier ou encore la vallée des fleurs, avis aux amateurs, notre intérêt se portait avant tout sur les possibilités visuelles de la ville en elle-même. Nous voulions saisir cette ville construite sur une ancienne base militaire sous son aspect immuable. Tout à côté de l’hôtel se situe le bar le Klubben ouvert en 1950 sous le nom Ravens Roost et était auparavant le Club des aviateurs de Bluie West One. Il est ouvert tous les samedis de 22 heures à 3 heure du matin. Arrivant un samedi cet endroit faisait partie de nos priorités, nous pensions y vivre un moment sans doute insolite mais nous étions loin de nous douter combien cette soirée serait émotionnellement bien au-delà. Toute la communauté de Narsarsuaq se donne rendez-vous au Klubben le samedi soir. Imaginez alors un groupe de rock Inuit produisant des sons endiablés sous la lumière de spots colorés et des reflets d'une boule à facettes. Le bar est d’origine et il règne une ambiance qu’on ne croyait possible qu’au cinéma, un vrai sentiment de partage dans une région isolée. Une expérience sensorielle et photographique à vivre.
Pour encore plus d'immersion dans l'ère de la Seconde Guerre mondiale, prenez la route vers le glacier, passez devant l'aéroport et vous rejoindrez le site de l'ancien hôpital américain dont seule la cheminée reste. Vous trouverez également une petite cabane bleue dernière survivante parmi les habitations originales des années 1940, de vastes hangars, d'énormes décharges de barils de pétrole et d'autres reliques, ainsi que des rejets plus récents (y compris un bateau de pêche entier) et une plage de galets le long du fjord jonché de bouteilles de coca cola antiques datant de la seconde guerre.
Il faut prendre le temps également de se promener, de s’imprégner de cette petite ville, l’essence poétique qui s’y dégage ne manquera pas de charmer vos objectifs.
Et surtout il faut visiter le merveilleux "Narsarsuaq Museum" situé près de l’aéroport. Il est dirigé par Ole Guldager qui a investi et continue d’investir beaucoup de lui-même afin de faire vivre ce merveilleux endroit chargé d’histoire. Il a également introduit des abeilles dans le sud du Groenland et produit le seul miel fabriqué sur l'île. Lui et son collaborateur, le photographe Ole Dorph, sont de véritables personnages de roman. Nous les remercions de la gentillesse avec laquelle ils nous ont accueillis, nous ouvrant le musée un dimanche (normalement le jour de clôture) nous guidant dans plusieurs endroits fascinants et nous offrant une mine d'informations. À côté du musée se trouvent le bureau de l'agence de voyages Blue Ice Explorer, le centre d'information touristique et un café avec une terrasse donnant sur l'aérodrome et au-delà le fliord . C’est un lieu de rencontre et de conversation à ne pas manquer.

Narsarsuaq
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Paysage Narsarsuaq bruyere violète et brume
Jeep blanche Narsarsuaq
Narsarsuaq maison avec peinture inuit et vue sur le fjord
Narsarsuaq maison beige et bâtiment grosse parabole
Bâteau échoué avec déchets Narsarsuaq
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Narsaq qui signifie la plaine, est avant tout une ville agricole. Elle compte à l’heure actuelle une population de 1600 habitants. Elle est connue pour être la ville des cow-boys comme aiment encore s’appeler les habitants, car auparavant ils utilisaient des chevaux pour l’élevage des moutons. Aujourd’hui la plupart des éleveurs ont déménagés en dehors de la ville. L’agriculture est possible sur les plaines du nord de la ville et les fermes produisent de la viande pour la consommation intérieure. La ville possède également des jardins qui fournissent à la population locale des pommes de terre, des navets, des carottes, de la laitue et des fraises en quantités généreuses. Narsaq était également autrefois un village de pêcheurs, suite à la diminution de certaines espèces et la fermeture de l’usine de traitement Royale Greenland, le taux de chômage a considérablement augmenté.
Narsaq est une petite ville magnifique entourée de glace et située entre deux fjords. Au fond du Tunulliarfik fjord de gros glaciers déversent une multitude d’icebergs qui passent devant la ville. Vous aurez toujours une vue sur les icebergs ou sur la calotte glacière. Nous sommes passés à Narsaq pour une halte qui était sur notre itinéraire en prenant le bateau de Narsasuaq pour rejoindre Qaqortoq. Narsaq est une petite perle qui mérite qu’on y séjourne au moins deux jours et bien plus que Qaqortoq. Elle offre une multitude de possibilités photographiques, pour son authenticité, ses vues, ses petites maisons colorées, tout ici est poésie. Pour son histoire également puisque c’est ici que fut établi le premier campement viking d’Eric le Rouge. D’ailleurs une maison complète de cette période a été découverte en plein centre de la ville. Aux alentours de la ville se trouvent plusieurs ruines scandinaves qui figurent parmi les plus anciennes de la région. De plus de nombreuses randonnées pédestres sont proposées au départ de Narsaq. Elle est entourée de montagnes, Ilimmaasaq, Kvanejfeld. C’est un site réputé pour ses gisements de minéraux rares mais également ses terres rares et son gisement d’Uranium. Une compagnie Australienne en partenariat avec une compagnie chinoise sont en attente du permis pour exploiter une mine d’uranium à ciel ouvert. Avec toutes les conséquences environnementales et de santé que cela implique. Bien entendu ces sociétés se prévalent d’utiliser des moyens d’extractions propres, si une partie de la population est opposé au projet et consciente des enjeux, la plus défavorisée, victime du chômage se laisse griser par les promesses d’emplois et les retombées financières pour la ville. Il y a trente ans encore le glacier se jetait directement dans la mer, le réchauffement climatique dont nous portons tous la responsabilité, permet aujourd’hui l’accès aux minerais, terres rares du Groenland et sont la convoitise de différentes sociétés étrangères. Il faut aller à Narsaq, faire du tourisme responsable, c’est aussi une façon de militer et d’offrir un témoignage par nos images.

Narsaq
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Narsaq maison verte vue sur Fjord
Baie de Narsaq
1er Iceberg
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Qaqortoq qui signifie la blanche, est la plus grande ville du sud du Groenland avec 3300 habitants. Elle est le centre économique de la région, en pleine expansion avec son chantier naval, sa tannerie, son activité principale est l’industrie de la pêche. De plus c’est le centre d'enseignement du sud du Groenland offrant lycée, école de commerce et université. Qaqortoq est accessible en hélicoptère et par bateau, au départ de Narsarsuaq. Elle est réputée pour être la plus belle ville du pays. Si en effet la partie historique est belle et que la ville ne manque pas de charme, nous avons trouvé beaucoup plus d’authenticité à Narsaq. Si vous faites le choix de faire un itinéraire uniquement dans le sud du Groenland dans ce cas passer deux ou trois jours à Qaqortoq s’impose, puisqu’elle est également le point de départ d’excursions pour Hvalsey (ruines Viking avec une des plus anciennes Eglise du pays) ou les bains chauds d’Unartoq. Les deux excursions demandent chacune une journée. Attention cependant de prévoir à l’avance s’il y a bien des départs pour ces lieux les jours ou vous séjournerez dans la ville. Nous avons dû renoncer à les faire parce que pas de bateaux de disponibles. On entend souvent dire qu’il est facile de trouver sur place un bateau, c’est loin d’être le cas, il est donc préférable d’organiser à l’avance les excursions. Et de toujours avoir à l’esprit que toute l’organisation peut être remise en cause sur place par la météo. Le brouillard est régulier à Qaqortoq. Le port qui est très beau est encore plus photogénique par temps de brume, de jour comme de nuit, il se dégage alors une atmosphère très cinématographique qui peut donner une dimension un peu film noir. Comme toujours nous avons exploré la ville de jour comme de nuit c’est durant nos errances que nous trouvons les meilleures prises et que nous nous approprions réellement les lieux. De nuit ne manquez pas le Rockhouse café, un bar, restaurant et discothèque à l’américaine version arctique, la façade est particulièrement intéressante avec son Elvis en vitrine, on s’attend à tout sauf à passer devant un endroit pareil au milieu des petites maisons typiques colorées de la ville, une vraie dimension insolite.
De jour ne manquez pas au centre, l’étale ou est exposée la pêche ou la chasse du jour, des prises de vues uniques et authentiques s’offrent à vous, c’est un vrai lieu de vie de la ville. Vous croiserez également en vous promenant des sculptures dans les roches réalisées par une trentaine d’artistes pour un projet intitulé « La pierre et l’homme. » et qui présentent un intérêt photographique.

Qaqortoq
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Vue sur la mer de la poissonnerie de Qaqortoq
Mon tigre et le polar bear qaqortoq
Inuit marché aux poissons de Qaqortoq
Qaqortoq bateaux artic line de nuit
Bateau et brume avec deux marins Qaqortoq
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Ouest du Groenland
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Nuuk est la capitale du Groenland et est située à 240 kilomètres du cercle polaire sur une péninsule entourée de Fjords. Nuuk signifie « Le Cap » et compte 17036 habitants. Habitée par les vikings au Xe siècle et par les Inuits depuis le XIIIe siècle, elle fut fondée par Hans Egede sous le nom de Godthab qui signifie bonne espérance en 1729. Nuuk est nichée entre la montagne Sermitsiaq et le fjord. Atterrir à Nuuk n’est pas toujours chose aisée. Nous avons été bloqués une journée et une nuit supplémentaire dans le sud pour cause de brouillard, ce qui est fréquent au Groenland. Deux jours sur place étant la durée idéale pour explorer pleinement la ville, il est judicieux de prévoir une journée complète pour les transports et d’éventuels retards.
Nuuk est un passage essentiel pour saisir l’antagonisme auquel est confronté ce pays tiraillé entre traditions et modernité. La capitale siège du gouvernement, en est une des plus belles illustrations. Elle revêt un caractère unique au monde et est un lieu d’opulence photographique. Pour ceux qui souhaitent fixer la réalité de la mutation qui s’y opère dans son objectivité sous forme de témoignage photographique, elle offre matière à un important travail.
Les barres d’immeubles ornés de peintures murales constructions des années 1970 pour relogés les chasseurs Inuits vivant dans les implantations qui furent fermées sur la côte ouest côtoient les immeubles modernes et les maisons traditionnelles colorées. Ils confèrent à la capitale cet atmosphère si particulière et cet aspect à la fois séduisant et effrayant. Vadrouiller dans cette capitale est enrichissant et inspirant. Entre le centre commercial moderne ou chasseurs Inuits viennent poser leurs étals avec viande de Caribou devant la porte, Katuaq le centre culturel de la ville dont l’architecture est en forme d’aurore boréale, il y mille histoires photographiques à raconter. Comme toujours à explorer de jour comme de nuit. Le quartier historique de la ville, ouvert sur la baie de Davis avec ses maisons colorées et dominé par la statue de Hans Egede, offre également de belles possibilités de compositions quoique de beauté plus conventionnelle. La promenade vous amènera vers l’ancien port colonial où se trouve le musée national qui retrace toute l’histoire du Groenland et qui possède les momies Qilakitsoq ; la salle est particulièrement émouvante. Juste à côté face au port, à ne surtout pas manquer se trouve le café Toqqorfik qui venait d’ouvrir ses portes au moment de notre visite, c’est un endroit chaleureux meublé dans le plus pur design nordique tenue par la très sympathique Annette et dont nous parlerons plus en détails dans la section gastronomie. Le Nuuk art museum à quelques minutes à pied du centre-ville possède une importante collection de peintures, aquarelles, dessins et figures, il possède des œuvres de Emmanuel A. Petersen et est à voir.
La périphérie entre la ville et l’aéroport nommée Nuussuaq vaut la peine d’une promenade, de véritables compositions de poésie urbaine sont à saisir, vous y trouverez également le café restaurant thaïlandais Isikkivik dont le décor offre des perspectives de photographies cinématographiques et dont nous pouvons vous recommander la soupe Tom Yam Kung.

Nuuk
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NUUK IMMEUBLE
Vue Nuuk de nuit restaurant Hans Egede
Vue Nuuk historique Statue et Hans Egede
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Ilulissat qui signifie Iceberg est située dans la baie de Disko là où le grand nord commence. C'est sans doute la ville la plus touristique du pays qui, selon notre expérience, s'est traduite par quelques centaines de visiteurs au maximum (contre quelques dizaines au plus dans d'autres lieux). C'est une destination incontournable, notamment lors d'une première visite au Groenland.
Entre 3500 et 4000 ans en arrière Ilulissat était peuplée par les cultures Saqqaq et Dorset. Au XVIIe siècle, les baleiniers hollandais arrivèrent et établirent le commerce avec les Inuits. L’économie d’Ilulissat repose aujourd’hui principalement sur la pêche, le traitement de la crevette et le tourisme. Ilulissat est l'endroit idéal pour établir un camp de base pour visiter la région de la baie de Disko. Il s’y trouve l'hébergement le plus haut de gamme (l'hôtel Arctic) et de la meilleure gastronomie (le restaurant Ulo à l'hôtel Arctic, ainsi que le Mamartut et pour de la nourriture simple mais bonne le Café Iluliaq) que nous ayons rencontrés au Groenland. A retrouver dans notre section gastronomie.
La ville avec ses petites maisons colorées est construite le long de la baie et livre en permanence une vue envoutante sur l’incroyable spectacle des Icebergs y dérivant. Certains de ces géants peuvent culminer de 50 à 100 mètres de hauteur. Où que vous vous déplaciez dans la ville vous serez en permanence face à des vues extraordinaires, une lumière magique et soyons clair vous allez passer la majeure partie de votre temps à composer et à photographier, encore et encore, jusqu’à vous lever la nuit pour profiter du spectacle nocturne. Au mois d’août la nuit est encore très claire. A environ 6 kilomètres au large commence l’Isefjord de 3 à 6 kilomètres de large sur 60 kilomètre de long, il déverse 20 milliards de tonnes d’iceberg par an dans la baie. Le glacier Sermeq Kujalleq a été classé au patrimoine mondial de l’Unesco en 2004. L’Isefjord d’Ilulissat est à voir plus que n’importe quoi d’autre dans la baie. Si vous pouvez, louez un bateau pour vous seul, préparez-vous alors à vivre une des journées les plus intenses visuellement et émotionnellement de votre existence. C’est ce que nous avons fait, cela présente l’avantage de donner ses instructions au Skipper et de plus l’expérience est beaucoup plus intense que lors d’excursions de groupe. Nous vous recommandons de passer par l’agence Disko line. Nous avons quitté Ilulissat au petit matin, accompagnés de notre skipper danois Steffen et de son assistant inuit Guldager pour rejoindre dans un premier temps l’île de Disco et visiter la ville de Qeqertarsuaq. Dès le départ du port la magie s’est installée, la nuit précédente le glacier ayant déversé une quantité importante d’iceberg, et sous le charme de la lumière brumeuse du matin si extraordinaire, nous ne lâchions plus nos appareils.
Qeqertarsuaq signifie grande île et en effet l’île de Disko connait une superficie totale de 9700km2. La petite ville qui compte 850 habitants vaut le détour et offre de belles compositions, de plus il est intéressant d’apercevoir une partie de cette grande île sauvage. Nous avons terminé notre journée par l’Isefjord. Il est difficile de trouver des mots assez forts pour décrire la beauté qui s’est offerte à notre regard. Etre devant ces géants de glace, ces œuvres d’art naturelles qui feraient pâlir les plus grands artistes. Leurs formes innombrables sont sculptées avec une telle précision, offrant tant de facettes, de textures et de couleurs qu'elles offrent une expérience esthétique et émotionnelle extrêmement puissante. Leur aspect change radicalement en fonction du côté dont on les voit, donc il est sage de les contourner. La glace elle-même relève de trois grandes catégories :
La glace bleue, offre de nombreuses nuances de blanc, bleu et aqua
La glace noire, généralement présente dans les très petits icebergs, est transparente
La glace sale est de la glace bleue qui porte des traces de terre et de roches au contact des côtés de l'Isefjord ou de son fond.
De plus, le même iceberg aura une apparence radicalement différente selon la lumière : les journées couvertes offriront une meilleure vision des couleurs subtiles, alors que les journées ensoleillées révèleront des couleurs éclatantes et éblouissantes. L'angle de la lumière et les couleurs du ciel changeront également votre expérience visuelle. Il n'y a pas deux icebergs identiques, la variété est infinie. Pour couronner le tout, nous avons eu la visite de trois baleines à bosse qui nous ont offert une chorégraphie privée au cœur de l’Isefjord, passant sous notre bateau. Un moment d’éternité comme on en vit rarement.
Evoquons également notre promenade au clair de lune ou presque soleil de minuit accompagnés par des chiots chiens de traineaux et les icebergs pour horizon dans le petit village d’Oqaatsut, un moment de grâce et d’inspiration. Le petit village de 52 habitants est accessible par bateau d’Ilulissat ou pour les bons marcheurs à pieds. Possibilité de passer la nuit sur place à l’hôtel Nordlys.
Si vous choisissez de ne visiter que la baie de Disko, bien qu’étant la région la plus touristique du Groenland, soyez certain d’y trouver malgré tout, la magie et la beauté du Groenland.

Ilulissat, Oqaatsut, Baie de disko
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Est du Groenland
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Tasiilaq qui signifie « le lieu où se trouve un lac » est la plus grande ville de l’est du Groenland avec une population de deux mille habitants. Elle est entourée de montagnes d’allure alpine de plus de mille mètres d’altitude qui tombent à pic dans la mer et du fjord circulaire du roi Oscar. La ville considérée comme une des plus belle du Groenland a été fondée en 1894 par Gustav Holm qui y installa un comptoir. Palo's Wedding de Knud Rasmussen qui est le premier film réalisé sur le Groenland et a été tourné à Tasiilaq. Les activités de la ville sont essentiellement basées sur la pêche, la chasse et le tourisme. Tasiilaq était jusqu’à présent uniquement accessible par hélicoptère ou bateau au départ de Kulusuk. Arrivés en avion depuis Ilulissat nous devions nous rendre en hélicoptère à Tasiilaq mais comme la météo gouverne au Groenland, notre vol a été annulé et nous avons dû prendre le bateau. Nous avons trainé nos valises dans la boue pour rejoindre un bateau sans toit et traverser le fjord durant deux heures de navigation sous la pluie. Si cela reste malgré tout un beau souvenir et une expérience unique, il est important d’être bien équipé et d’avoir toujours à l’esprit qu’au Groenland les choses ne se déroule pas toujours comme prévues. Une précision toute fois l’aéroport desservant l’Est du Groenland doit être transféré à Tasiilaq en 2018. Nous avons séjourné au Red House qui propose des chambres d’hôtel tout confort mais vous pouvez également choisir de dormir dans une tente ou chez l’habitant. Le red house dirigé par Robert Peroni pionnier dans le développement durable du tourisme dans l’est est un lieu de rencontre. Le restaurant de l’hôtel sert des spécialités groenlandaises avec des produits locaux issus de la chasse et la pêche dont nous parlerons dans notre section gastronomie. Tasiilaq qui comme toutes les villes du Groenland est parsemée de maisons colorées offre des perspectives photographiques totalement différentes tout d’abord par les montagnes et le fjord qui l’entourent offrant des panoramas extraordinaires à saisir. Et puis l’Est étant une des régions les plus isolée du Groenland il y règne une ambiance particulière parce que les Inuits y pratiquent encore la chasse et la pêche de manière traditionnelle et donnent d’authentiques composition de vie à réaliser. Quelque chose d’indicible et de sauvage est palpable ici inspirant mille compositions. La proximité de la vallée des fleurs et du glacier Rasmussen offre également des merveilles visuelles.
Nous avons effectué une excursion en bateau afin de visiter les villages abandonnés de Qanerdorsuit, Pupik et Ikateq, le village traditionnel Tinitqilaaq et enfin terminer par l’isefjord Sermilik. Le parcours demande une journée complète de navigation à travers le fjord, mais cela vaut la peine particulièrement tout d’abord pour le village de Tinitqilaaq, où les Inuits pratiquent la chasse de manière ancestrale. Vous pourrez apercevoir au détour d’un chemin une peau d’ours blanc devant la maison d’un chasseur. Pour ceux qui pourraient être choqués, il faut garder à l’esprit que les inuits ont droit un quota de chasse et qu’ils sont très loin d’être responsables de la disparition progressive de certaines espèces tel que l’ours blanc et sont eux même victimes du réchauffement climatique. Nous avons été accompagnés durant notre promenade dans le village par des enfants inuits et d’une petite fille particulièrement espiègle. Une expérience magique autant sur un plan photographique qu’humain. Nous avons achevé notre journée par l’isefjord Sermilik, et ce fut à nouveau une explosion d’émotion. On ne se lasse jamais de la beauté des Icebergs, avec en toile de fond les montagnes alpines qui offrent d’autres perspectives visuelles que l’isefjord d’Ilulissat. La lumière également est différente. Mais l’émotion et la magie sont aussi intenses. De plus nous avons à nouveau eu la chance de croiser la route de baleines à bosses et de vivre pour la seconde fois cette expérience unique.

Tasiilaq
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Kulusuk est une île, avec un aéroport, une route qui mène jusqu’à la ville de Kulusuk. Kulusuk qui signifie « Le torse d’un guillemot noir » est une ville de 270 habitants, fondée en 1909 par l’équipage d’un navire danois qui avait échoué là. Elle est vallonnée de plusieurs montagnes distinctes, le point le plus au sud s’appelle le cap Naujaangivit près de la montagne Isikajia, tandis que le point culminant est le sommet Qalorujoorneq à 676 mètre d’altitude derrière l’aéroport. C’est un véritable bout du monde dans le vrai sens du terme ; nous en sommes instantanément tombés amoureux.
Autant dire que l’atterrissage à Kulusuk fut spectaculaire, les montagnes nous sont apparues tandis que l’avion sortait d’une nappe de brouillard et ce fut un spectacle sublimement surréaliste. La vie à Kulusuk tourne au tour de l’aéroport et du faible tourisme en dehors des activités traditionnelles de chasse et de pêche. L’aéroport a été construit par l’us air force en 1956 lors de la guerre froide et de la mise en place de la D.E.W line et l’installation de la base DYE à Kulusuk.
Il y une route à Kulusuk qui mène de l’aéroport à la ville de Kulusuk. Entre les deux, quelques maisons pour le personnel de l’aéroport, des hangars au bord du fjord, d’anciennes voitures, camions et engins datant de la présence de l’us air force, cette partie est extraordinairement photogénique et poétique. Et puis l’hôtel Kulusuk et sa vue imprenable sur le fjord, un endroit où l’on se plairait à écrire un roman. L’hôtel en lui-même est un lieu d’exception avec sa peau d’ours blanc à la réception, sa moquette à têtes d’ours et son bar qui lui confère un charme désuet et la chaleur d’un refuge pour des héros de romans d’aventures. Kulusuk est un lieu fait pour l’aventure, pour y écrire un roman photographique. Il y a très peu d’endroit où l’on se sent aussi libre et vivant que sur cette route avec pour toile de fond l’hôtel, le fjord et les montagnes. A Kulusuk on peut s’embrasser sous une aurore boréale, manger un esquimau devant l’aéroport et même rencontrer un méchant de James Bond. A chacun de construire son histoire en images. A chaque heure du jour il y a une lumière extraordinaire, et comme toujours nous avons réalisé plusieurs prises à différentes heures de la journée, puis de nuit où les aurores boréales sont visibles dès la fin du mois d’août.
Nous avons demandé à l’hôtel Kulusuk de nous trouver un bateau avec un skipper afin de nous rendre sur l’île d’Ikateq qui est le site de l’ancienne base américaine Bluie East Two dont il reste énormément de vestiges datant de la seconde guerre mondiale. C’est comme cela que nous nous sommes retrouvé face un homme grand et massif doté d’une force herculéenne, notre skipper. Une combinaison grise et noire, une ceinture avec un couteau, il s’appelait Lars Bianco, un nom pareil ça ne s’invente pas, il avait le physique et l’allure d’un méchant de James Bond, heureusement pour nous seulement d’allure. L’île d’Ikateq est à ne pas confondre avec le village abandonné du même nom et est absolument à voir. En arrivant à Ikateq on a le sentiment de faire un voyage dans le temps ou sur une autre planète, sa topographie offre presque des paysages lunaires. L’île fait partie de ce que les Groenlandais appellent « les fleurs américaines », qui sont des déchets toxiques, tels des centaines de barils de kérozène concentré en plomb, des camions, et même les restes d’un bâtiment datant de la seconde guerre mondiale, le tout coloré par rouille, et il s’y trouve parait-il même des caisses de dynamites. Néanmoins malgré l’urgence écologique de procéder au nettoyage de l’île, l’ensemble ressemble à une galerie d’art à ciel ouvert. Les restes du bâtiment ont l’aspect d’une sculpture de Louise Bourgeois. On a le sentiment de participer à un happening, sans aucun doute toxique, mais un happening. Nous n’avions jamais vu semblable spectacle avec telle multitude de possibilités de compositions photographiques concentrées sur une si petite île. Pour finir nous avons également eu la chance d’assister durant notre visite au retournement d’un iceberg, une vision unique et spectaculaire.
Pour conclure, il faut voir Kulusuk.

Kulusuk
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Pas de conseils œnologiques pour le Groenland, mais cependant le Groenland produit sa bière et possède quatre brasseries. Toutes celles que nous avons gouté étaient très bonnes à noter que la brasserie QajaQ à Narsaq fabrique plusieurs variétés qui sont bien distribuées dans tout le Groenland et à Nuuk les marques Godthaab Bryghus et Icecap Beer dont l’eau est issue de la fonte des glaces.
Concernant la gastronomie voici nous bonnes adresses du pays :
A Nuuk : le petit Cafe Toqqorfik dans un style design nordique situé à côté du musée national de Nuuk sur le vieux port est le chaleureux café de la sympathique Annette dans lequel on peut s’arrêter pour prendre un thé, le Greenland tea réalisé à partir de baies locales est exceptionnel, déguster un cake, nous vous recommandons le « Caramel Heaven » qui est délicieux ou encore déjeuner avec des tapas Groenlandais, une cuisine fine et faite maison, une de nos meilleures expériences culinaires à Nuuk.
Le café du centre culturel propose des plateaux de fruits de mer particulièrement copieux et délicieux, difficile même à deux d’en venir à bout. Ils servent également une excellente bière appelée Katuak Brew. A ne pas manquer.
Pour les amateurs de soupe Thai Tom-Yum-Kung une adresse à Nuussuaq (la périphérie de Nuuk) où vous en trouverez une excellente au restaurant Issikivik
Côté cuisine gastronomique le restaurant Sarfalik situé au dernier étage du meilleur hôtel de la ville, le Hans Egede. Vous pourrez y déguster du poisson local, du bœuf musqué, du Caribou (les deux viandes sont très tendres) ou encore de la baleine mais nous préférons voir celle-ci dans la mer plutôt que dans l’assiette même si les Inuits ont droit comme pour l’ours polaire à un quota qui ne met pas en danger l’espèce.
A ilulissat le restaurant Mamartut est une des meilleures adresses de la ville, tout y est fait maison et le chef qui mérite sa réputation concocte des mets locaux, ici vous pourrez gouter du bœuf musqué, du Caribou, de la baleine ou encore du phoque. Manger du phoque est une expérience particulière pas vraiment à notre goût, il est préférable de commander les tapas groenlandais afin de gouter tout d’abord les différentes saveurs en petites quantités. Ne manquez pas la liqueur de camarine faite maison. Pour les amateurs de cuisine gastronomique fortement recommandés le restaurant Ulo à l'Hôtel Arctic, et le restaurant de l'Hôtel Icefiord. Ils n’ont pas la chaleur de la décoration typique du restaurant Mamartut, mais les deux offrent des vues spectaculaires sur le fjord de glace. Assurez-vous de savoir quand ils proposent leur buffet groenlandais, et réservez bien à l'avance.

Gastronomie
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Le Groenland possède très peu de routes, elles sont localisées uniquement à l’intérieur des villes et les distances peuvent être importantes d’une ville à l’autre, les possibilités pour se déplacer sont l’avion, l’hélicoptère et le bateau. Cela entraine un coût assez important de transports en plus des prix élevés sur place.

Si votre budget ne vous permet pas de faire le tour du Groenland les deux meilleures possibilités afin de vous offrir un spectacle unique et grandiose, sont à L’ouest Ilulissat et à l’Est Kulusuk, Tassilaq . Les deux régions possèdent un Isefjord qui n’a rien à envier à l’autre. Nous avons eu un coup de cœur pour la région Est qui est beaucoup plus sauvage et moins visitée.

Il faut prévoir du temps avec une marge importante, au Groenland la nature décide, toute l’organisation de votre voyage peut basculer pour cause de transports annulés par exemple, patience est le maître mot.
Partir en bonne condition physique et bien entendu prévoir des vêtements chauds, l’idéal étant de fonctionner par couches de vêtements afin de pouvoir en retirer si changement de températures.
En été les variations peuvent être importante selon la région ou vous vous trouvez. Pour une première découverte il est préférable de s’y rendre en été. Si vous décidez de partir en hiver, l’idéal est de louer des vêtements en peau de phoque ou d’ours pour tous déplacements en bateau ou à l’aide de chien de traineau.
Faute de temps nous n’avons pas exploré le nord-ouest ni le nord-Est. Comme nous sommes tombés amoureux de ce pays, nous avons pour projet d’y retourner pour visiter ces deux régions et retrouver Kulusuk.

Nos recommandations
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Mamartut restaurant Ilulissat
Ilulissat Greenland
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